Ciel du midi

 

 

Ciel du midi, ton azur, sur ma tête,

Baigne mon front de sereine clarté ;

Te contempler est pour moi douce fête,

                  Ciel enchanté !

 

J’aime en tes flots me plonger tout entière,

Seule et bien haut, seule entre terre et ciel,

Seule goûtant en ta chaude lumière

                  Douceur et miel !

 

Car je voudrais, à cette heure suprême,

Petit oiseau, d’un vol audacieux,

Fendre les airs et m’élever de même

                  Jusques aux cieux !

 

Mais je voudrais aussi sentir mon aile ;

Goûter l’éther et grandir en son lieu ;

Voler de corps ; me savoir immortelle ;

                  Mon âme en Dieu !

 

 

 

Marie ALBOUY.

 

Paru dans l’Académie des muses santones en 1879.

 

 

 

 

 

 

 

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